{"id":1197,"date":"2003-01-12T15:14:57","date_gmt":"2003-01-12T14:14:57","guid":{"rendered":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/?p=1197"},"modified":"2017-10-13T11:17:20","modified_gmt":"2017-10-13T09:17:20","slug":"lhomme-dans-son-integrite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/lhomme-dans-son-integrite\/","title":{"rendered":"L&rsquo;homme dans son int\u00e9grit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><i>TRISM\u00c9GISTER LAUSANNE<\/i>\u00a0(Revue ma\u00e7onnique suisse: janvier 2003)<\/p>\n<p><b>Rechercher d&rsquo;o\u00f9 vient l&rsquo;alchimie, quel est son \u00e2ge, c&rsquo;est retrouver le m\u00eame cheminement, les m\u00eames incertitudes et le m\u00eame foisonnement de suppositions que lorsque, remontant le temps, on recherche les origines de la franc-ma\u00e7onnerie.<\/b><\/p>\n<p>Il semble pourtant que l&rsquo;hypoth\u00e8se qui r\u00e9unit le plus de suffrages est celle qui fait na\u00eetre l&rsquo;alchimie, il y a bien longtemps, lorsque les hommes ont commenc\u00e9 \u00e0 travailler les m\u00e9taux, activit\u00e9 qui les a naturellement orient\u00e9 vers une exploitation du feu et des premiers \u00e9l\u00e9ments chimiques permettant d&rsquo;en modifier le comportement. Les artisans qui par leur travail firent des \u00e9toffes \u00e0 partir de fils et gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;action d&rsquo;autres v\u00e9g\u00e9taux et min\u00e9raux en chang\u00e8rent la couleur et la r\u00e9sistance, ceux qui travaillant la terre l&rsquo;ont durcie puis rendue propre \u00e0 conserver les aliments, ceux-l\u00e0 ont certainement contribu\u00e9 \u00e0 la naissance de l&rsquo;Art sacr\u00e9. La l\u00e9gende s&rsquo;est construite sur les tours de mains, l&rsquo;enseignement, et les r\u00e9sultats. Les artistes ont compar\u00e9 leur travail \u00e0 celui du Cr\u00e9ateur, d&rsquo;autant que leurs \u0153uvres \u00e9taient largement utilis\u00e9es pour orner les lieux ou temples des religions naissantes. Elles servaient d&rsquo;objets de culte, et \u00e0 parer les ministres, ceux-ci ayant largement contribu\u00e9 \u00e0 sanctifier le travail. Tenu par une main, l&rsquo;outil ne se mouvait que par l&rsquo;esprit de celui qui le tenait, en modelant la mati\u00e8re sur la r\u00e9alit\u00e9 subjective de la nature ambiante.<\/p>\n<p>Le temps s&rsquo;est \u00e9coul\u00e9 et les techniques se sont perfectionn\u00e9es, la pens\u00e9e de l&rsquo;homme s&rsquo;est enrichie au point de trouver son accomplissement dans cette affirmation de Teilhard de Chardin \u00abIl n&rsquo;y a pas, concr\u00e8tement, de la Mati\u00e8re et de l&rsquo;Esprit: mais de la Mati\u00e8re devenant Esprit\u00bb. Cette phrase est une bonne d\u00e9finition qui non seulement correspond \u00e0 la d\u00e9marche alchimique mais \u00e0 bien d&rsquo;autres voies que l&rsquo;homme a su construire pour s&rsquo;\u00e9vader de sa condition mat\u00e9rielle.<\/p>\n<h2><b>Le temps de l&rsquo;athanor<\/b><\/h2>\n<p>Au cours du temps l&rsquo;on retrouve une \u00abtradition \u00bb alchimique en Egypte vers le IVe si\u00e8cle avant notre \u00e8re, partag\u00e9e avec les Grecs qui ne laissent rien passer sans se l&rsquo;approprier, les dieux et l&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme devenant m\u00eame leur seul commerce. Selon Pierre A. Riffard \u00abune nouvelle voie vers l&rsquo;absolu venait d&rsquo;\u00eatre trac\u00e9e. Avec l&rsquo;alchimie l&rsquo;homme cherche les secrets du monde non plus vers le ciel mais dans la terre, le travail manuel devient \u0153uvre de salut\u00bb. Nous pourrions presque dire \u00e0 la suite de cette d\u00e9finition que l&rsquo;alchimie est une religion la\u00efque, si nous ne craignions le n\u00e9ologisme que cette association implique.<\/p>\n<p>Avec l&rsquo;av\u00e8nement du christianisme puis l&rsquo;\u00e9clatement de l&rsquo;Empire romain d&rsquo;Occident, la tradition herm\u00e9tico-alchimiste s&rsquo;occulte en Occident pour refaire surface \u00e0 partir du XIXIIe s. o\u00f9 commence une seconde p\u00e9riode par l&rsquo;interm\u00e9diaire des cultures juive et arabe (d&rsquo;o\u00f9 son nom al&rsquo;kymia qui viendrait de Qimia, nom de l&rsquo;Egypte ancienne qui aurait donn\u00e9 en arabe al ou el en h\u00e9breux. Al, c&rsquo;est Dieu, Kimia ou Kimit signifiant \u00abterre noire\u00bb, le nom symbolique du pays des pharaons. Al ajout\u00e9 \u00e0 kimia donnerait \u00abTerre de Dieu\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;Antiquit\u00e9 abrite les premiers pas de la nouvelle science. L&rsquo;approche philosophique de l&rsquo;\u00e9tude de la mati\u00e8re est rigoureuse, li\u00e9e aux d\u00e9couvertes m\u00e9tallurgiques, chimiques et naturelles. C&rsquo;est la nature qui dirige les pas de l&rsquo;homme dans sa d\u00e9couverte. L&rsquo;artisan qui ne se conna\u00eet pas encore comme alchimiste poursuit les associations dans son atelier et se d\u00e9couvre l&rsquo;instrument de ou des dieux.<\/p>\n<p>Le Moyen Age, la grande \u00e9poque de la foi, voit le travail de l&rsquo;artisan s&rsquo;ouvrir. Ce dernier n&rsquo;est plus seulement l&rsquo;instrument, son esprit a m\u00fbri, il suit la voie trac\u00e9e par la nature, il recherche de nouvelles combinaisons devant le mener en avant. Son travail devient t\u00e2tonnement, il se tourne vers la mati\u00e8re non plus pour cr\u00e9er avec le ou les dieux mais construire une vie diff\u00e9rente, devenir lui-m\u00eame le m\u00e9tal le plus parfait. Il lie son sort au mythe, son univers se r\u00e9tr\u00e9cit. C&rsquo;est le temps de l&rsquo;athanor.<\/p>\n<h2><b>Artisan de lui-m\u00eame<\/b><\/h2>\n<p>La Renaissance lui ouvre d&rsquo;autres voies, qu&rsquo;il explore. La cornue fait son entr\u00e9e, la synth\u00e8se dispute la premi\u00e8re place aux r\u00e9gimes des feux et de la combustion. Une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;alchimistes recherche dans les plantes et les analogies naturelles une spiritualit\u00e9 qui s&rsquo;appuiera sur la m\u00e9decine et prendra bient\u00f4t le pas, elle aussi, sur l&rsquo;expression originale qui faisait de l&rsquo;homme l&rsquo;instrument. La recherche de la puret\u00e9 des m\u00e9taux, celle de l&rsquo;affranchissement des maladies et d\u00e9viances de la vie deviennent l&rsquo;unique pr\u00e9occupation de l&rsquo;alchimiste.<\/p>\n<p>L&rsquo;homme ne peut cependant nier son essence, ses pas retrouvent le sens du sacr\u00e9 en d\u00e9couvrant que les m\u00e9taux ne sont que des mat\u00e9riaux dont la place est fix\u00e9e de toute \u00e9ternit\u00e9. Comme les plantes ils participent au cycle de la vie. L&rsquo;homme redevient un artisan, un artisan de lui-m\u00eame toutefois. Son travail ne vise plus en premier lieu \u00e0 se lib\u00e9rer en cr\u00e9ant de l&rsquo;or ou \u00e0 s&rsquo;affranchir des maladies et de la vieillesse, mais par la d\u00e9couverte de sa propre complexit\u00e9 il renoue le dialogue avec son esprit et peut en devenir le cr\u00e9ateur. La Table d&rsquo;Emeraude d&rsquo;Herm\u00e8s Trism\u00e9giste dit en substance: \u00abToutes les choses sont et proviennent d&rsquo;Un, par la m\u00e9diation d&rsquo;Un. \/ Toutes les choses sont n\u00e9es de cette chose unique (\u2026) \/ Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut\/Et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas; \/ Par ces choses se font le miracle d&rsquo;une seule chose.<\/p>\n<p>Les \u00e9l\u00e9ments du Grand \u0152uvre sont le soufre, le mercure et le sel, le feu et l&rsquo;eau, l&rsquo;activit\u00e9 et la passivit\u00e9, les influences terrestres et c\u00e9lestes. La mati\u00e8re, si elle est diverse, pesante et obscure, n&rsquo;est pourtant pas inerte et priv\u00e9e de vie. Pour atteindre sa r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration il faut r\u00e9aliser trois \u00e9tapes au travers d&rsquo;op\u00e9rations longues, d\u00e9licates et complexes, accomplies selon une r\u00e8gle rigoureuse. La materia prima est d&rsquo;abord r\u00e9duite, d\u00e9compos\u00e9e et mise en \u00abputr\u00e9faction\u00bb. C&rsquo;est l&rsquo;\u0153uvre au Noir, l&rsquo;apprenti. L&rsquo;\u00e9tape suivante r\u00e9alise sa purification et donne l&rsquo;\u0153uvre au Blanc, le compagnon. Enfin, l&rsquo;aboutissement, l&rsquo;\u0153uvre au Rouge correspond \u00e0 la transmutation finale, soit au ma\u00eetre. Il est \u00e9vident pour tous que l&rsquo;alchimie ou tout au moins son langage a p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 le rituel ma\u00e7onnique, peut-\u00eatre \u00e0 l&rsquo;occasion des h\u00e9ritages des m\u00e9tiers &#8211; les articles publi\u00e9s dans Alpina de juin-juillet dernier sur l&rsquo;histoire des cath\u00e9drales en font abondamment r\u00e9f\u00e9rence &#8211; ou simplement par l&rsquo;interm\u00e9diaire des Rose-Croix. Cette fraternit\u00e9 alchimique n\u00e9e d&rsquo;une sorte de canular mont\u00e9 vers 1614 par un \u00e9tudiant en th\u00e9ologie protestante d&rsquo;origine souabe, Johan Valentin Andreae, comprenait trois textes: La r\u00e9forme de l&rsquo;Univers, la Fama Fraternitatis et Une br\u00e8ve r\u00e9ponse \u00e0 l&rsquo;estimable Fraternit\u00e9 de la Rose Croix suivie par la publication des Noces chimiques de Christian Rosenkreutz en 1459. Ces \u00e9crits eurent un succ\u00e8s fantastique en Allemagne, en Angleterre et en France, trois pays que l&rsquo;on peut consid\u00e9rer comme les berceaux de la franc-ma\u00e7onnerie sp\u00e9culative.<\/p>\n<h2><b>La conscience de l&rsquo;unit\u00e9<\/b><\/h2>\n<p>Il nous faut parler des alchimies qui ont vu le jour ou se sont d\u00e9velopp\u00e9es sous diff\u00e9rentes civilisations. D&rsquo;abord, l&rsquo;alchimie magique et astrologique tendance dite chinoise et arabe qui aurait pour origine l&rsquo;Egypte, bien s\u00fbr, mais aussi la Chald\u00e9e. Cette version se base sur une magie dite naturelle qui n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec la sorcellerie. La source arabe la plus connue nous vient des \u00e9crits de Ya&rsquo;kub ibn Ishak ibn Sabbah al-Kindi, qui dans le Liber de radiis stellicis traite du mouvement des \u00e9toiles et de la collision des rayons cens\u00e9s produire une infinit\u00e9 de combinaisons influen\u00e7ant le cours de la vie. Dans une moindre mesure mais \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle humaine le feu, la couleur et les sons \u00e9mettent des radiations qu&rsquo;il importe de conna\u00eetre et de ma\u00eetriser. L&rsquo;alchimie de la Nature et de l&rsquo;Amour tendance dite arabe se veut initiatique ou sp\u00e9culative, reposant sur un travail sur soi, affirmant que tout est conscience et que l&rsquo;existence est issue d&rsquo;une \u00e9nergie premi\u00e8re: le Chaos.<\/p>\n<p>Il y eut l&rsquo;alchimie que nous appellerons d&rsquo;Alexandrie, ville dont la population se composait essentiellement de Grecs, d&rsquo;Egyptiens et de Juifs qui pour beaucoup \u00e9taient convertis \u00e0 la nouvelle religion. Le Dr \u00e8s lettres Louis M\u00e9nard souligne ceci dans son livre sur Herm\u00e8s Trism\u00e9giste paru en 1983: \u00abLes Egyptiens \u00e9taient chez eux, les Grecs ne se croyaient \u00e9trangers nulle part et les Juifs au contraire tenaient \u00e0 rester \u00e9trangers partout; seulement hors de leur pays, ils n&rsquo;aspiraient pas \u00e0 la domination, ils se contentaient de l&rsquo;hospitalit\u00e9. D\u00e8s lors il devenait plus facile de s&rsquo;entendre. Les livres attribu\u00e9s \u00e0 Trism\u00e9giste sont un trait d&rsquo;union entre les dogmes du pass\u00e9 et ceux de l&rsquo;avenir, et c&rsquo;est par l\u00e0 qu&rsquo;ils se rattachent \u00e0 des questions vivantes et actuelles, repr\u00e9sentant les derniers monuments du paganisme, n\u00e9s dans un m\u00e9lange de civilisation qui portaient des id\u00e9es anciennes et s&rsquo;ouvraient aux nouvelles, ils sont la passerelle entre un monde qui finit et un monde qui commence\u00bb. Ces id\u00e9es se sont greff\u00e9es sur les deux nouvelles religions et elles ont d&rsquo;abord emprunt\u00e9 le vecteur des conqu\u00eates arabes, passant par l&rsquo;Espagne elles sont venues r\u00e9veiller le vieux courant originel. Cette alchimie-l\u00e0 s&rsquo;est nourrie des faiseurs d&rsquo;or, de la Kabbale, du Poimandr\u00e8s, du Coran et de l&rsquo;Evangile de saint Jean. Plus tard elles emprunteront la route des croisades, pour raviver en Occident le foyer sous l&rsquo;athanor. A chacune de ces alchimies ses m\u00e9rites. Toutes pr\u00f4nent l&rsquo;int\u00e9gration de l&rsquo;homme au sein de la cr\u00e9ation par la conscience de l&rsquo;unit\u00e9 entre tous ses \u00e9l\u00e9ments.<\/p>\n<h2><b>Cr\u00e9er l&rsquo;Esprit en devenir<\/b><\/h2>\n<p>Certains font \u00e9tat de diff\u00e9rences fondamentales entre l&rsquo;alchimie et la franc-ma\u00e7onnerie. Pour eux l&rsquo;alchimiste est un homme seul qui travaille dans le secret de son laboratoire avec pour objectif premier son salut individuel. L&rsquo;alchimie est fondamentalement gnostique alors que le franc-ma\u00e7on ne se retranche pas du monde. Si son objectif prioritaire est \u00e9galement une r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration individuelle, c&rsquo;est pour contribuer \u00e0 l&rsquo;\u00e9dification du temple de l&rsquo;humanit\u00e9. Pour d&rsquo;autres, en revanche, \u00abon est seul parmi les hommes\u00bb, pour paraphraser Antoine de Saint- Exup\u00e9ry, et le chemin ma\u00e7onnique est tr\u00e8s proche de celui de l&rsquo;alchimie par le travail int\u00e9rieur qu&rsquo;il exige, les analogies du rituel faisant appel aux images, aux sons, aux mises en situation. L&rsquo;alchimiste n&rsquo;est pas un souffleur (faiseur d&rsquo;or) mais sa transformation n&rsquo;a d&rsquo;autre but que celui de transformer l&rsquo;humanit\u00e9 en commen\u00e7ant par lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Depuis la nuit des temps l&rsquo;homme cherche \u00e0 atteindre l&rsquo;inaccessible \u00e9toile mais quelle estelle? Lors de l&rsquo;initiation souvent on avertit le r\u00e9cipiendaire de l&rsquo;inutilit\u00e9 de ses efforts pour atteindre la Lumi\u00e8re. Dr\u00f4le de fraternit\u00e9, o\u00f9 ceux qui n&rsquo;ont pas r\u00e9ussi dans leur qu\u00eate d\u00e9nient aux plus jeunes la possibilit\u00e9 de parvenir l\u00e0 o\u00f9 ils croient n&rsquo;\u00eatre pas parvenus. Peut\u00eatre que l&rsquo;\u00e9toile n&rsquo;est inaccessible qu&rsquo;\u00e0 ceux qui ne croient pas en elle. L&rsquo;alchimiste est un homme de foi qui entreprend de porter un r\u00eave.<\/p>\n<p>Sa foi lui fait transformer un mythe en r\u00e9alit\u00e9. Le mythe est la toile de fond de toutes les \u0153uvres humaines, l&rsquo;alchimie en est une et non des moindres. La d\u00e9couverte alchimique la plus importante est l&rsquo;homme, ainsi que l&rsquo;illustre le texte de La Table d&rsquo;Emeraude. A l&rsquo;instar de l&rsquo;univers, l&rsquo;homme est compos\u00e9 d&rsquo;une multitude d&rsquo;\u00e9toiles et pourtant unique. De par son c\u00f4t\u00e9 individuel l&rsquo;enseignement alchimique pr\u00e9serve l&rsquo;homme dans son int\u00e9grit\u00e9. En adh\u00e9rant \u00e0 une collectivit\u00e9, \u00e0 une pens\u00e9e collective et sectaire on cesse d&rsquo;exister en tant qu&rsquo;homme. Fondre celui-ci dans l&rsquo;id\u00e9e, telle est la faute originelle de toutes les soci\u00e9t\u00e9s, qu&rsquo;elles soient religieuses, philosophiques ou politiques. L\u00e9onard de Vinci disait qu&rsquo;un homme seul s&rsquo;appartient totalement, s&rsquo;il est en compagnie, ne serait-ce que d&rsquo;un seul compagnon, il ne s&rsquo;appartient plus que de moiti\u00e9. S&rsquo;il a plus d&rsquo;un compagnon il s&rsquo;enfonce davantage dans cet \u00e9tat.<\/p>\n<p>La d\u00e9marche ma\u00e7onnique est aussi la construction d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;un mythe. Elle repose sur la foi, le foyer qu&rsquo;il faut entretenir sous l&rsquo;athanor pour cr\u00e9er l&rsquo;Esprit en devenir. L&rsquo;atelier ma\u00e7onnique tient la place du laboratoire de l&rsquo;alchimiste. Ce dernier reste seul face \u00e0 l&rsquo;immensit\u00e9 de l&rsquo;universel; le franc-ma\u00e7on, lui, est seul dans l&rsquo;univers de sa loge. Deux milieux o\u00f9 se rejoignent tous les extr\u00eames. Si le ma\u00e7on sait trouver la porte de sortie de son atelier il pourra comme l&rsquo;alchimiste conna\u00eetre l&rsquo;univers, les dieux et lui-m\u00eame.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>TRISM\u00c9GISTER LAUSANNE\u00a0(Revue ma\u00e7onnique suisse: janvier 2003) Rechercher d&rsquo;o\u00f9 vient l&rsquo;alchimie, quel est son \u00e2ge, c&rsquo;est retrouver le m\u00eame cheminement, les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-1197","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1197","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1197"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1197\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1198,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1197\/revisions\/1198"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1197"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1197"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1197"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}