{"id":1279,"date":"2004-08-12T16:13:53","date_gmt":"2004-08-12T14:13:53","guid":{"rendered":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/?p=1279"},"modified":"2017-10-13T11:17:17","modified_gmt":"2017-10-13T09:17:17","slug":"la-maconnerie-une-idee-moderne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/la-maconnerie-une-idee-moderne\/","title":{"rendered":"La Ma\u00e7onnerie, une id\u00e9e moderne"},"content":{"rendered":"<h2><b><i>Planche d\u2019orateur lue \u00e0 l\u2019occasion de la Tenue de Grande Loge du 6 juin 2004 \u00e0 Lucerne<\/i><\/b><\/h2>\n<p><b><i>Depuis la nuit des temps, l\u2019homme s\u2019est pos\u00e9 la question du bien et du mal. Aujourd\u2019hui plus que jamais, nous, les francs-ma\u00e7ons, devons r\u00e9fl\u00e9chir non seulement \u00e0 d\u00e9finir cette notion de bien et de mal, mais aussi \u00e0 r\u00e9pandre autour de nous, par nos actes et nos paroles, notre d\u00e9sir de \u00abb\u00e2tir un monde moderne\u00bb bas\u00e9 sur le \u00abbien\u00bb, une id\u00e9e qui, sans \u00eatre nouvelle, est incontestablement d\u2019actualit\u00e9.<\/i><\/b><\/p>\n<p><i>(Revue ma\u00e7onnique suisse: ao\u00fbt\/septembre 2004)<\/i><\/p>\n<p>Savons-nous d\u2019o\u00f9 vient cette force obscure qui nous pousse \u00e0 nuire aux autres et \u00e0 nous-m\u00eames? Qui nous oblige \u00e0 blesser, \u00e0 d\u00e9truire, l\u00e0 o\u00f9 la meilleure partie de soi voudrait construire? Cette force qui nous jette dans de multiples agitations, alors que nous aspirons au calme et \u00e0 l\u2019harmonie? Qui vient empoisonner nos pens\u00e9es, alors que notre bonheur \u2013 nous le savons \u2013 d\u00e9pend de notre fid\u00e9lit\u00e9 au commandement: \u00abTu aimeras ton prochain comme toi-m\u00eame\u00bb? Le col\u00e9rique retombe toujours dans sa col\u00e8re, le voleur r\u00e9cidive dans ses larcins, m\u00eame si aucune n\u00e9cessit\u00e9 ext\u00e9rieure ne les y contraint. Le violent agit sous l\u2019impulsion d\u2019une force \u00e9trange. Nous vivons dans le mensonge presque sans nous en rendre compte. Nous sommes avides de nouvelles sensations telles que nous en fournissent les r\u00e9cits de meurtres, actes de banditisme, incendies volontaires, crimes sexuels, terrorisme, tandis que ceux d\u2019actions g\u00e9n\u00e9reuses nous paraissent, au contraire, sans grand int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p>Nous acceptons de tuer par raison d\u2019Etat, en faisant la guerre ou en appliquant la peine de mort. Nous tol\u00e9rons parmi nous des tyrans et n\u2019offrons gu\u00e8re \u00e0 l\u2019opprim\u00e9 que le r\u00e9confort de nos paroles creuses. Nous savons que le recours \u00e0 la force est un mal en soi, mais nous c\u00e9dons \u00e0 cette m\u00eame force et cherchons nous-m\u00eames \u00e0 l\u2019exercer. Les progr\u00e8s de la science et de la technique nous fascinent \u00e0 juste titre. Mais, en m\u00eame temps, trop souvent, il faut bien reconna\u00eetre qu\u2019ils portent en eux un ferment de destruction et de mort. C\u2019est ainsi que depuis des mill\u00e9naires nous avons \u00e9t\u00e9 appel\u00e9s \u00e0 soumettre la Terre et \u00e0 la faire fructifier. Et nous voici en train de la d\u00e9truire. Nous pr\u00eachons l\u2019amour et nous semons la haine.<\/p>\n<p>Certains disent: \u00able coeur de l\u2019homme est mauvais d\u00e8s sa jeunesse\u00bb. D\u2019autres pr\u00e9tendent que \u00abl\u2019homme est bon, ce sont les conditions sociales et \u00e9conomiques qui le corrompent\u00bb. \u00abC\u2019est l\u2019homme qu\u2019il nous faudrait changer\u00bb, soutiennent les humanistes et les esprits lib\u00e9raux. \u00abOn ne changera pas l\u2019homme\u00bb, r\u00e9torquent les sceptiques. Les uns se contentent d\u2019esp\u00e9rer. Les autres attendent la destruction de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Tous ces th\u00e8mes sont aussi anciens que le genre humain. Ces propos peuvent para\u00eetre futiles ou, comme le pensent d\u2019aucuns, \u00abenfoncer des portes ouvertes\u00bb. Il est certes facile de proclamer que tout a \u00e9t\u00e9 dit. Il ne suffit pas d\u2019enfoncer des portes, il faut les franchir et reconna\u00eetre lucidement dans quel monde nous vivons et comment nous pouvons y vivre avec notre id\u00e9al ma\u00e7onnique. Il existe assur\u00e9ment d\u2019autres questions et d\u2019autres r\u00e9ponses. Nous, francs-ma\u00e7ons, ne pr\u00e9tendons pas \u00eatre exhaustifs dans nos recherches, ni d\u00e9tenir la \u00abpanac\u00e9e\u00bb universelle.<\/p>\n<p>En ces temps de mondialisation, de globalisation, qui ont d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019une standardisation g\u00e9n\u00e9rale de nos activit\u00e9s modernes \u2013 dont nous profitons journellement \u2013 il est non seulement utile mais indispensable de prendre conscience des probl\u00e8mes du monde actuel que nous vivons et qui touchent aussi bien la franc-ma\u00e7onnerie que nos vies personnelles.<\/p>\n<p>Alors que la recherche historique de notre Ordre, l\u2019\u00e9tude du symbolisme ou l\u2019utilisation du langage \u00e9sot\u00e9rique font certes partie de notre h\u00e9ritage ma\u00e7onnique, ils ne doivent pas rester l\u2019apanage de notre discours, car ils ont trop souvent desservi notre cause.<\/p>\n<p>L\u2019homme d\u2019aujourd\u2019hui est de plus en plus confront\u00e9 \u00e0 des questions et des probl\u00e8mes fondamentaux. Comme la ligne de s\u00e9curit\u00e9 d\u2019une route \u00e0 grand trafic, la limite entre le bien et le mal semble devenir toujours plus confuse et ind\u00e9finissable. Plus que jamais, la ma\u00e7onnerie est une id\u00e9e moderne et notre devoir est de prouver, par nos actes et nos paroles, que nous contribuons ouvertement, dans le monde profane, \u00e0 propager nos id\u00e9aux. Car, en d\u00e9pit de ses pi\u00e8ges, de ses corv\u00e9es et de ses r\u00eaves bris\u00e9s, notre monde est merveilleux. Paul-Emile Muller, membre du Coll\u00e8ge des Grands Officiers de la GLSA<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Planche d\u2019orateur lue \u00e0 l\u2019occasion de la Tenue de Grande Loge du 6 juin 2004 \u00e0 Lucerne Depuis la nuit [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-1279","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1279","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1279"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1279\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1280,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1279\/revisions\/1280"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1279"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1279"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1279"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}