{"id":1375,"date":"2008-12-13T09:30:48","date_gmt":"2008-12-13T08:30:48","guid":{"rendered":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/?p=1375"},"modified":"2017-10-13T11:17:14","modified_gmt":"2017-10-13T09:17:14","slug":"le-rechauffement-climatique-mythe-ou-realite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/le-rechauffement-climatique-mythe-ou-realite\/","title":{"rendered":"Le r\u00e9chauffement climatique, mythe ou r\u00e9alit\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"<h2>Pour une responsabilit\u00e9 pleine et enti\u00e8re<\/h2>\n<p><b>La Grande Loge Suisse Alpina nous a propos\u00e9 d\u2019entreprendre une r\u00e9flexion sur le r\u00e9chauffement climatique et le changement de mentalit\u00e9. Il convient de s\u00e9parer cette r\u00e9flexion en trois phases : l\u2019une sur les donn\u00e9es scientifiques, la deuxi\u00e8me sur les pr\u00e9visions, et la troisi\u00e8me sur les conclusions \u00e0 en tirer.<\/b><\/p>\n<p><i>S. P. \u2013 Loge Pens\u00e9e et Action, Martigny (Revue ma\u00e7onnique suisse:\u00a0<\/i>d\u00e9cembre\u00a0<i>2008)<\/i><\/p>\n<p>Nous nous permettons de revenir sur les donn\u00e9es scientifiques car il est primordial de bien comprendre ce qui nous attend afin de mieux cibler notre action politique. Au cours des 140 derni\u00e8res ann\u00e9es, la temp\u00e9rature moyenne \u00e0 la surface de la plan\u00e8te a augment\u00e9 de 0,5 \u00e0 0,7\u00b0C. La derni\u00e8re d\u00e9cennie du XXe si\u00e8cle (1990-2000) a \u00e9t\u00e9 la plus chaude depuis 1000 ans. Ces chiffres ne paraissent pas dramatiques au premier abord, mais quand on sait que lors de la derni\u00e8re glaciation il y a 18 000 ans, la temp\u00e9rature \u00e9tait seulement de 4 \u00e0 5\u00b0C inf\u00e9rieure \u00e0 la temp\u00e9rature actuelle, on comprend mieux qu\u2019un changement de temp\u00e9rature apparemment infime m\u00e8ne \u00e0 de profonds bouleversements climatiques \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire. \u00c0 titre d\u2019exemple, l\u2019augmentation de temp\u00e9rature constat\u00e9e depuis la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale a engendr\u00e9 une diminution de la banquise arctique de plus de 40%.<\/p>\n<p>En parall\u00e8le, on observe que le CO2 a augment\u00e9 de 30% en 250 ans et le m\u00e9thane de 140% ! En 2001, dans un troisi\u00e8me rapport (Third Assessment Report, Summary for Policymarkers), les experts mondiaux du Groupe d\u2019Experts intergouvernemental sur l\u2019Evolution du Climat (GIEC) ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le niveau de concentration en CO2 n\u2019a tr\u00e8s vraisemblablement jamais \u00e9t\u00e9 aussi important depuis 20 millions d\u2019ann\u00e9es et que de nombreux autres gaz \u00e0 effet de serre ont atteint un niveau sans \u00e9quivalent connu.<\/p>\n<p>Si la Terre il y a quelques millions d\u2019ann\u00e9es a connu des concentrations de gaz \u00e0 effet de serre plus \u00e9lev\u00e9es qu\u2019aujourd\u2019hui, le climat \u00e9tait \u00e9galement totalement diff\u00e9rent du n\u00f4tre. Mais personne ne sait si l\u2019homme aurait pu survivre \u00e0 un tel climat, le premier Homo Sapiens \u00e9tant apparu il y a seulement 250 000 ans et l\u2019homme de Cro-Magnon, notre anc\u00eatre direct, il y a tout juste 50 000 ans. Et c\u2019est bien l\u00e0 le probl\u00e8me : quoi qu\u2019il arrive avec le r\u00e9chauffement climatique, la Terre s\u2019en remettra. Mais nous, allons-nous y survivre ?<\/p>\n<p><strong>Que va-t-il se passer ?<\/strong><\/p>\n<p>Les scientifiques estiment que la Terre va se r\u00e9chauffer de 1 \u00e0 5\u00b0C au cours du 21e si\u00e8cle, atteignant ainsi son seuil le plus chaud depuis 135 000 ans. Mais deux nouvelles \u00e9tudes ind\u00e9pendantes de l\u2019ONU concluaient en avril 2002 que le r\u00e9chauffement climatique avait vraisemblablement \u00e9t\u00e9 sousestim\u00e9 et se situerait plut\u00f4t entre 5,8 et 6,9\u00b0C vers 2100. Cela pourrait impliquer le retour du paludisme dans des r\u00e9gions comme l\u2019Europe. En outre, les 95% des glaciers alpins sont appel\u00e9s \u00e0 dispara\u00eetre d\u2019ici 100 ans.<\/p>\n<p>Le r\u00e9chauffement climatique s\u2019accompagne \u00e9galement de ph\u00e9nom\u00e8nes m\u00e9t\u00e9orologiques extr\u00eames. Depuis 1998 nous avons pu observer une recrudescence des catastrophes climatiques dans le monde, parmi lesquelles : inondations en Chine et au Moyen-Orient; gigantesques incendies en Indon\u00e9sie, au Br\u00e9sil et en Australie; cyclones en Am\u00e9rique centrale; s\u00e9cheresses en Mongolie et au Texas; temp\u00eates en Europe (Lothar, Martin\u2026).<\/p>\n<p><strong>En Suisse<\/strong><\/p>\n<p>Il y a quelques ann\u00e9es, la perspective d\u2019un climat plus m\u00e9diterran\u00e9en r\u00e9jouissait beaucoup de gens, qui s\u2019imaginaient sous les parasols au bord de la Grande Bleue\u2026<\/p>\n<p>Un climat plus m\u00e9diterran\u00e9en, cela signifie des \u00e9t\u00e9s plus chauds et plus secs, et des hivers davantage pluvieux qu\u2019auparavant. Concr\u00e8tement, cela veut dire que la limite des chutes de neige est en train de monter, condamnant d\u00e9j\u00e0 la pratique des sports de glisse dans certaines de nos stations de moyenne altitude (1000 m). En revanche, au-dessus de cette limite il va neiger davantage, avec un risque accru d\u2019avalanches. Quant au recul des glaciers, il pourrait avoir une incidence sur l\u2019\u00e9coulement de l\u2019eau dans les rivi\u00e8res et, \u00e0 long terme, sur le remplissage des barrages, donc sur notre approvisionnement en \u00e9nergie hydraulique.<\/p>\n<p>Actuellement \u00e0 une certaine altitude, aux environs de 3000 m, mais aussi beaucoup plus bas dans des zones constamment \u00e0 l\u2019ombre, le sol est gel\u00e9 en permanence. C\u2019est ce qu\u2019on appelle le perg\u00e9lisol (permafrost en anglais), qui garantit la stabilit\u00e9 du sol. Avec le r\u00e9chauffement le sol a tendance \u00e0 se d\u00e9geler et sa coh\u00e9sion n\u2019est plus assur\u00e9e. On peut donc s\u2019attendre \u00e0 des glissements de terrain ainsi qu\u2019\u00e0 des coul\u00e9es de boue et de lave torrentielles.<\/p>\n<p><strong>Quels sont ces gaz \u00e0 effet de serre qui nous posent probl\u00e8me ?<\/strong><\/p>\n<p>CO2, m\u00e9thane, protoxyde d\u2019azote, ozone, dioxyde de souffre, CFC, HFC, PFC, SF6, HFE. Tous ces gaz sont responsables \u00e0 des degr\u00e9s divers de l\u2019effet de serre. Ils n\u2019ont pas tous la m\u00eame dur\u00e9e de vie dans l\u2019atmosph\u00e8re. Le CO2 a une dur\u00e9e de vie d\u2019environ 200 ans alors que le groupe des PFC peut aller jusqu\u2019\u00e0 50 000 ans, avec un pouvoir de r\u00e9chauffement 9000 fois sup\u00e9rieur \u00e0 celui du CO2. De ce fait, nos efforts ne doivent pas se focaliser uniquement sur le gaz carbonique, mais doivent \u00e9galement prendre en compte les autres gaz.<\/p>\n<p>On produit chaque ann\u00e9e 7 milliards de tonnes de CO2, alors que le syst\u00e8me terrestre ne peut en absorber que 4 milliards. Pour arriver au taux des ann\u00e9es 1950 et donc \u00e0 un certain \u00e9quilibre, il faudrait r\u00e9duire nos \u00e9missions actuelles de moiti\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Protocole de Kyoto<\/strong><\/p>\n<p>En 1992, une premi\u00e8re convention sur les changements climatiques a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e \u00e0 New York. Ce texte pr\u00e9cisait que \u00ab(&#8230;) l\u2019absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de pr\u00e9texte pour diff\u00e9rer l\u2019adoption de mesures de pr\u00e9caution pour pr\u00e9voir, pr\u00e9venir ou att\u00e9nuer les causes des changements climatiques et en limiter les effets n\u00e9fastes\u00bb. Plus de 124 pays ont sign\u00e9 le Protocole de Kyoto, qui stipule en substance que d\u2019ici 2008 les Etats signataires devront revenir au niveau d\u2019\u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre de 1990 et les r\u00e9duire encore de 5% dans la p\u00e9riode 2008-2012. La Suisse et l\u2019Europe se sont engag\u00e9es \u00e0 abaisser entre 2008 et 2012 les \u00e9missions de 6 gaz \u00e0 effet de serre de 8% par rapport \u00e0 la situation de 1990. Si ces objectifs ne sont pas atteints la Suisse instaurera une taxe sur le CO2, au plus t\u00f4t en 2004. Cette redevance s\u2019\u00e9l\u00e8vera au maximum \u00e0 50 centimes par litre de carburant. L\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de son produit sera revers\u00e9e aux citoyens et \u00e0 l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p><strong>C\u2019est maintenant qu\u2019il faut agir<\/strong><\/p>\n<p>M. Rudolf Kellenberger, membre du comit\u00e9 ex\u00e9cutif de la Suisse de R\u00e9assurance, r\u00e9sume tr\u00e8s bien la situation dans la brochure Climat et risques. \u00ab(&#8230;) Plus le climat subit des modifications rapides et en profondeur, plus nous courrons le risque de voir des situations m\u00e9t\u00e9orologiques extr\u00eames s\u2019accompagner de dommages inassurables, ne pouvant plus \u00eatre pris en charge ni par les assureurs priv\u00e9s, ni par les fonds d\u2019indemnisation publics. Dommages qui ne constituent plus un danger pour des citoyens isol\u00e9s, des familles ou des entreprises, mais qui mettent en p\u00e9ril des villes, des pans de l\u2019\u00e9conomie et qui, d\u2019une mani\u00e8re globale, menacent l\u2019existence d\u2019Etats et de soci\u00e9t\u00e9s tout entiers. Bref, ces dommages, mieux vaut ne pas en courir le risque parce qu\u2019ils ne sont plus ma\u00eetrisables. La publication de Climat et risques, de la Suisse de R\u00e9assurance, ne manquera pas de semer le trouble. Or le calme qui r\u00e8gne encore ne serait-il pas le calme avant la temp\u00eate ?\u00bb Le changement climatique n\u2019appartient pas \u00e0 l\u2019avenir, il concerne le pr\u00e9sent. C\u2019est maintenant qu\u2019il faut agir ! Le fait de persister dans l\u2019attente ne va pas r\u00e9duire l\u2019incertitude. Tandis que les dommages potentiels vont, eux, augmenter \u00e0 coup s\u00fbr. Et lorsque nous serons certains de ce qui peut arriver, il sera d\u00e9j\u00e0 trop tard.<\/p>\n<p>Si l\u2019on se veut responsable, nous ne pouvons rester indiff\u00e9rents face \u00e0 de tels enjeux. Nous oeuvrons \u00e0 l\u2019\u00e9dification du Temple lors de nos travaux, mais ne devons-nous pas aussi oeuvrer \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur pour une responsabilisation de nos concitoyens ? Chacun peut agir, que ce soit dans ses d\u00e9placements, \u00e0 son domicile ou sur sa place de travail. Pourquoi ne pas choisir une voiture adapt\u00e9e r\u00e9ellement \u00e0 ses besoins quotidiens plut\u00f4t que d\u00e9placer 2,5 tonnes de carrosserie pour une ou deux personnes ? Faut-il r\u00e9ellement aller chercher son pain en voiture le dimanche matin ? Ne pourrions-nous pas prendre un bon bol d\u2019air en y allant \u00e0 pied ? Nous pouvons \u00e9galement consommer des produits \u00e9labor\u00e9s pr\u00e8s de chez nous. Ainsi, non seulement nous revaloriserions nos propres productions, mais encore nous polluerions moins. Les carottes suisses sont-elles moins bonnes que celles d\u2019Afrique du Sud ? Renon\u00e7ons-nous vraiment \u00e0 notre confort en consommant intelligemment ?<\/p>\n<p>La franc-ma\u00e7onnerie se doit de croire en la responsabilisation individuelle de ses membres et des citoyens dans leur mode de consommation. Cela pour \u00e9viter d\u2019en arriver aux seules mesures de contraintes qui restreindraient d\u2019autant nos libert\u00e9s individuelles.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour une responsabilit\u00e9 pleine et enti\u00e8re La Grande Loge Suisse Alpina nous a propos\u00e9 d\u2019entreprendre une r\u00e9flexion sur le r\u00e9chauffement [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-1375","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1375","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1375"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1375\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1376,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1375\/revisions\/1376"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1375"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1375"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1375"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}