{"id":1417,"date":"2011-01-13T09:54:59","date_gmt":"2011-01-13T08:54:59","guid":{"rendered":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/?p=1417"},"modified":"2017-10-13T11:17:12","modified_gmt":"2017-10-13T09:17:12","slug":"se-connaitre-et-se-realiser","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/se-connaitre-et-se-realiser\/","title":{"rendered":"Se conna\u00eetre et se r\u00e9aliser"},"content":{"rendered":"<p><b>\u00abConnais-toi toi-m\u00eame et tu conna\u00eetras l&rsquo;univers et les dieux\u00bb est l&rsquo;inscription que l&rsquo;on pouvait lire sur le fronton du temple de la pythie de Delphes et que Socrate adopta. Une telle phrase est pleine de promesses pour le francma\u00e7on en qu\u00eate de spiritualit\u00e9 car elle lui fait prendre conscience que la connaissance parfaite de soi-m\u00eame le rend \u00e9gal \u00e0 un dieu, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;avoir une \u00e2me immortelle et d&rsquo;acqu\u00e9rir la sagesse dans sa vie d&rsquo;ici-bas.<\/b><\/p>\n<p><i>A. M. &#8211; Fid\u00e9lit\u00e9 et Prudence, Gen\u00e8ve (Revue ma\u00e7onnique suisse: janvier 2011)<\/i><\/p>\n<p>De m\u00eame, elle le conforte sur le bienfond\u00e9 d&rsquo;une qu\u00eate de sa personnalit\u00e9 au plus pr\u00e8s de sa conscience, ce qui lui permettra de conna\u00eetre ses propres d\u00e9fauts et limites, de d\u00e9velopper ses qualit\u00e9s, finalement sa v\u00e9ritable identit\u00e9 et, au fond, sa libert\u00e9. Mais en quoi la perspective de conqu\u00e9rir la sagesse d&rsquo;un dieu et d&rsquo;obtenir la vie \u00e9ternelle en vouant son existence \u00e0 mieux se conna\u00eetre, par l&rsquo;\u00e9tude de la science et l&rsquo;observation de soi-m\u00eame avec les autres, reste-t-elle d&rsquo;actualit\u00e9 en ce d\u00e9but du 21e si\u00e8cle o\u00f9 les nouvelles connaissances scientifiques sur le cerveau, notamment les opio\u00efdes (connus pour jouer un r\u00f4le important dans la sensation de douleur) pourraient \u00eatre impliqu\u00e9s dans la cognition religieuse? Ainsi le spirituel aurait une origine purement chimique, donc mat\u00e9rialiste. L\u2019esprit serait ramen\u00e9 \u00e0 la mati\u00e8re, ce qui induit qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait aucune vie apr\u00e8s la mort et qu&rsquo;il serait par cons\u00e9quent inutile de s&#8217;embarrasser de notions religieuses pour \u201dg\u00e9rer\u201d son salut post mortem. Il s&rsquo;agirait au contraire de vouer toutes ses forces \u00e0 apprendre \u00e0 se conna\u00eetre soi-m\u00eame, non plus pour enrichir une \u00e2me immat\u00e9rielle et \u00e9ternelle tel que le proposeSaintAugustin mais pour s&rsquo;adapter aumonde hicet nunc tout en cherchant \u00e0 vivre en harmonie avec ses composantes physiques, \u00e9motionnelles et mentales. Il est des chercheurs qui affirment l&rsquo;oppos\u00e9, en particulier leDr Persinger, quoique son exp\u00e9rimentation scientifique soit contest\u00e9e partiellement par ses pairs. Il dit : \u00abJe crois que l&rsquo;exp\u00e9rience de Dieu est le r\u00e9sultat d&rsquo;une structure intrins\u00e8que au cerveau, un processus probablement essentiel pour la survie et l&rsquo;\u00e9volution de la race humaine&#8230; Je ne serais pas surpris si nous d\u00e9couvrons que Dieu est un trait du cerveau humain et qu&rsquo;il y a quelque chose d&rsquo;encore plus puissant, un ph\u00e9nom\u00e8ne encore plus important que le concept de Dieu luim\u00eame. La science sera la cl\u00e9 de sa d\u00e9couverte \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Les sto\u00efciens du 21e si\u00e8cle<\/strong><\/p>\n<p>Rien ne permet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;affirmer d\u00e9finitivement que l&rsquo;esprit est mati\u00e8re ou que Dieu est un trait de notre cerveau humain, c&rsquo;est pourquoi nous restons interrogatif sur les questions m\u00e9taphysiques. Et nous sommes bien embarrass\u00e9 \u00e0 trouver une v\u00e9rit\u00e9 universelle et objective sur une dynamique du contenu concernant la connaissance de soi et son rapport aux dieux et \u00e0 l&rsquo;univers. M\u00eame si, rationnellement, un tel contenu ne semble pas encore exister nous pensons, en tant que franc-ma\u00e7on, qu&rsquo;il faut aller voir au del\u00e0 de la perception et imaginer quelque chose d&rsquo;autre, qui n&rsquo;est pas saisi mais serait peut-\u00eatre la v\u00e9rit\u00e9 de ce que l&rsquo;onper\u00e7oit. En fait, il faut s&rsquo;interroger sur le myst\u00e8re de cette relationafinde rendre perceptible le non-dit, car cela permet de s&rsquo;int\u00e9resser prioritairement \u00e0 l&rsquo;homme, en tant que sujet, et \u00e0 ses rapports subjectifs vis-\u00e0vis de sa destin\u00e9e et de ses interrogations m\u00e9taphysiques. Une telle approche par l&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme para\u00eet bien difficile dans nos soci\u00e9t\u00e9s occidentales, o\u00f9 l&rsquo;enjeu consiste\u00e0 concilier davantage l&rsquo;utopie, qui appartient au domaine de la raison et laisse supposer l&rsquo;image d&rsquo;un monde id\u00e9al et hypoth\u00e9tique, \u00e0 l&rsquo;effort de r\u00e9unification, \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de la cit\u00e9. Toutefois, cette conciliation demeure possible si nous exprimons l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une unit\u00e9 principielle que nous appelons Grand Architecte de l&rsquo;Univers (GADLU), laissant les portes ouvertes \u00e0 une qu\u00eate spirituelle.<\/p>\n<p>Une telle d\u00e9marche autorise-t-elle de vivre sereinement, \u00e0 l&rsquo;heure actuelle, une pratique religieuse prise comme finalit\u00e9 de la connaissance de soi dans son sens le plus objectif, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans un effort d&rsquo;intelligibilit\u00e9 s&rsquo;\u00e9vanouissant devant la b\u00e9atitude de la condition humaine ? La question reste ouverte \u00e0 tous, en particulier au franc-ma\u00e7on th\u00e9iste pour qui la foi en Dieu est le plein de la vie puisque illustr\u00e9e par une connaissance de soi \u00e9largissant le niveau de conscience jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;infini, en fait, jusqu&rsquo;\u00e0 vivre dans un imaginaire substituant la r\u00e9alit\u00e9 et l&rsquo;instant pr\u00e9sent. Malheureusement, l&rsquo;injustice r\u00e8gne en ma\u00eetre parmi les hommes et quels que soient les syst\u00e8mes d&rsquo;organisation de la soci\u00e9t\u00e9. Il existe ainsi dans la conscience du franc-ma\u00e7on affirmant clairement l&rsquo;ing\u00e9rence du divin dans les affaires humaines une tension comprise comme une fatalit\u00e9, dont la fonction est d&rsquo;affaiblir les utopies qui suivent la loi d&rsquo;une raison victorieuse et renforce d\u00e9finitivement sa relation avec Dieu \u00e0 travers les dogmes. Dans une telle disposition d&rsquo;esprit, comment pourra-t-il devenir l&rsquo;\u00e9gal d&rsquo;un dieu et acc\u00e9der \u00e0 la sagesse comme le propose l&rsquo;inscription sur le temple de la pythie \u00e0 Delphes, et comment fera-t-il pour vivre dans l&rsquo;intimit\u00e9 d&rsquo;une conscience lib\u00e9r\u00e9e et nourrie d&rsquo;une connaissance de soi-m\u00eame libre et ouverte \u00e0 toutes les \u00e9volutions spirituelles in potentia ?<\/p>\n<p><strong>Le myst\u00e8re des causes premi\u00e8res<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9ponse pourrait \u00eatre trouv\u00e9e avec les francs-ma\u00e7ons libres-penseurs et d\u00e9istes qui, affranchis de la foi religieuse, n&rsquo;ont que la Raison pour construire une connaissance de soi intimement li\u00e9e \u00e0 un savoir soumis \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de lucidit\u00e9 et d&rsquo;objectivit\u00e9. Priv\u00e9s du champ de l&rsquo;imaginaire cr\u00e9atif et des dogmes religieux, ils forgent leurs convictions dans un r\u00e9seau de faits et de certitudes qui magnifie l&rsquo;instant pr\u00e9sent. Ils sont les sto\u00efciens du 21e si\u00e8cle, sans \u00eatre malgr\u00e9 tout \u00e0 l&rsquo;abri d&rsquo;une connaissance de soi expos\u00e9e au pr\u00e9jug\u00e9, \u00e0 l&rsquo;illusion de la v\u00e9rit\u00e9, aux fausses na\u00efvet\u00e9s ainsi qu&rsquo;aux pi\u00e8ges des \u00e9vidences inexactes. Comme Spinoza \u00abils ont conscience de leurs actes mais ils ignorent les causes qui les d\u00e9terminent car seule la connaissance rationnelle, peut d\u00e9raciner les pr\u00e9jug\u00e9s en permettant une connaissance ad\u00e9quate\u00bb. D&rsquo;autre part, ils sont conscients que l&rsquo;objectivit\u00e9 et la v\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;une connaissance sont des conqu\u00eates et non des donn\u00e9es imm\u00e9diates. Ainsi, pour rester coh\u00e9rents vis-\u00e0vis du myst\u00e8re des causes, doivent-ils s&rsquo;ouvrir \u00e0 une connaissance de soi qui s&rsquo;appuie sur un rapport imaginaire\u00e0euxm\u00eames et dans lequel toutes les postures d&rsquo;\u00e9volution transcendantales sont possibles. Ils auront de la sorte tout loisir de pratiquer les philosophies orientales et les attitudes psychologiques, \u00e9panouissant la m\u00e9taphysique int\u00e9rieure en fortifiant la conscience de soi dans la connaissance de soi. \u00c0 l&rsquo;encontre des francsma\u00e7ons nourris d&rsquo;une v\u00e9rit\u00e9 religieuse, ils sont anim\u00e9s par une culture du doute et une qu\u00eate sans fin pour transcender la banalit\u00e9 de leur condition et donner du sens \u00e0 la vie en dehors de tout remerciement aux dieux et \u00e0 l&rsquo;univers. L&rsquo;extase m\u00e9taphysique pourrait \u00eatre l&rsquo;union d&rsquo;un imaginaire po\u00e9tique construit et enrichi apr\u00e8s initiation avec la Raison.<\/p>\n<p>En conclusion, la connaissance authentique de soi-m\u00eame est la cl\u00e9 qui permet \u00e0 tous les francs-ma\u00e7ons quels que soient leurs parcours religieux ou leurs cultures philosophiques d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 une sur-conscience impos\u00e9e (th\u00e9isme) ou \u00e0 conqu\u00e9rir (d\u00e9isme et libre-pens\u00e9e) qui leur permet de faire vivre le myst\u00e8re des causes premi\u00e8res en pratiquant une fraternit\u00e9 active. Il est bien entendu que la croyance au GADLU ou \u00e0 toutes autres formes d&rsquo;\u00e9nergies transcendantales, favorise l&rsquo;\u00e9mergence et l&rsquo;exaltation d&rsquo;un imaginaire susceptible d&rsquo;\u00e9lever le niveau de conscience spirituel et par l\u00e0-m\u00eame d&rsquo;aimer avec sagesse la vie dans toutes ses manifestations et sp\u00e9cialement le genre humain.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abConnais-toi toi-m\u00eame et tu conna\u00eetras l&rsquo;univers et les dieux\u00bb est l&rsquo;inscription que l&rsquo;on pouvait lire sur le fronton du temple [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-1417","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1417","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1417"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1417\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1418,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1417\/revisions\/1418"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1417"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1417"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/old.freimaurerei.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1417"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}